đŸżïž Barrage De La Roche Qui Boit

directionregionale de l’environnement, de l’amenagement et du logement de basse normandie demantelement des barrages de vezins et de la roche qui boit sur la selune etat initial de l’etude d’impact artelia – direction regionale ouest page 25 u:\hyd. env.\4\1\4-53-0954 - etat initial_version_11 mai dls/npo - avril 2012 Cettenotion de « barrage intĂ©ressant la sĂ©curitĂ© publique » fait rĂ©fĂ©rence Ă  un ensemble de critĂšres qui reposent sur les dimensions techniques de l'ouvrage, mais aussi sur la nature des enjeux situĂ©s en aval de leur implantation. Ce repĂ©rage a Ă©tĂ© Ă©tabli dans le cadre de l'Ă©laboration du dossier Licence : Licence Ouverte 2.0 DerniĂšre mise Ă  jour : il y a 2 ans. Stations soitdans le cadre de la restauration de la continuitĂ© Ă©cologique d’un cours d’eau, comme sur certains affluents de la Columbia River aux États-Unis ou, en France, sur les barrages de VĂ©zins et la Roche qui boit sur la SĂ©lune (travaux en cours), de Maisons Rouges sur la Vienne, de Saint-Etienne du Vigan sur l’Allier ou de Kernansquillec sur le LĂ©guer. Cevendredi 1er octobre 2021 Ă  16h30, la ministre de la transition Ă©cologique du gouvernement d’Emmanuel Macron, Barbara Pompili, a annoncĂ© que « pour limiter les risques Ă  l’aval », la vidange de la retenue du barrage de La Roche-Qui-Boit sur la SĂ©lune aurait lieu au printemps 2022 et non cet automne. Cebarrage, construit sur la limite des communes de Vezins (associĂ©e Ă  Isigny-le-Buat) et de Saint-Laurent-de-Terregatte, est Ă  voĂ»tes multiples, avec des contreforts en bĂ©ton armĂ© et mesure 36 mĂštres de haut et 278 de long. Il est huit fois plus puissant que celui de la Roche-qui-boit. Il a Ă©tĂ© construit de 1929 Ă  1932 par la SociĂ©tĂ© des forces motrices de la SĂ©lune. Les Leslamproies sont bloquĂ©es Ă  une quinzaine de kilomĂštres de la mer par le premier barrage infranchissable de la Roche qui boit. La mĂ©thode utilisĂ©e pour Ă©chantillonner les lamproies est celle mise au point par Lasne et al. (2010) permettant de prĂ©lever plus efficacement les individus de trĂšs petite taille que par pĂȘche Ă©lectrique. La mĂ©thode s’appuie sur l’utilisation d’un Sommaire 1 - CoordonnĂ©es Lac du Barrage de Vezins. 2 - Tarifs Lac du Barrage de Vezins. 3 - Informations complĂ©mentaires. 4 - Ou trouver Lac du Barrage de Vezins. 5 - Avis Lac du Barrage de Vezins. 6 - Lacs et etangs de pĂȘche Ă  proximitĂ©. 200ha - cannes -kg (moy) -kg (max) - postes. Leguide qui propose des solutions concrĂštes pour une Ă©cologie au quotidien ! Le tourisme est r InfoTrouville-Deauville VIDÉO La spectaculaire destruction du barrage normand de La Trouville-Deauville. Trouville-Deauville Caen Autres villes . S'inscrire Se connecter Mon compte Maville. Mon compte Mon espace PRO; DĂ©connexion par . Info. Accueil Info Info en continu Info Trouville-Deauville Info Calvados Info Normandie En France et dans le Monde Depuislundi 20 juin 2022, Cardem s’attaque Ă  la dĂ©molition du barrage de La Roche-qui-boit, Ă  Ducey Les-ChĂ©ris (Manche) dans lequel elle a créé une impressionnante brĂšche. Retour en images sur ce chantier. Il y a un mois, jeudi 19 mai 2022, EDF nous avait conviĂ©s Ă  une visite de La Roche-qui-Boit quelques jours aprĂšs le lancement de sa vidange. À l’époque, StĂ©phane Lincertitude continue de rĂ©gner quant Ă  l'avenir des barrages de VĂ©zins et de la Roche-qui-Boit, qui datent de 1916 et 1926. Le point avec le reportage de RĂ©mi Mauger et JoĂ«l Hamard. Intervenants : John Kaniowski, prĂ©sident des Amis du barrage, Bernard TrĂ©het, conseiller dĂ©partemental de la Manche. Mercredi le prĂ©fet de la Manche a autorisĂ© la destruction de deux barrages proches du Mont-Saint-Michel. Le prĂ©fet de la Manche a signĂ© les arrĂȘtĂ©s autorisant la destruction des barrages hydroĂ©lectriques de Vezins et La Roche-qui-Boit, situĂ©s sur la SĂ©lune, Ă  30 km du Mont-Saint-Michel, a annoncĂ© mercredi la prĂ©fecture. Lebarrage du Saut-Mortier est un barrage situĂ© au lieu-dit du Saut-Mortier Ă  Cernon, sur la riviĂšre de l'Ain, dans le dĂ©partement du Jura, en France.. Histoire. Construit de 1898 Ă  1901, son alimentation se fait par un canal d'environ 1,5 kilomĂštres, puis de 1903 Ă  1906, le lac de Chalain, plusieurs dizaines de kilomĂštres en amont, est amĂ©nagĂ© en rĂ©serve d'eau pour lui [3]. Cesdeux infrastructures, les barrages de Vezins (propriĂ©tĂ© de l'Etat) et de La Roche Qui-Boit Il est prĂ©vu que la destruction du barrage de Vezins s'Ă©tale du printemps 2018 Ă  l'automne Cetravail prĂ©sente l'Ă©valuation des bĂ©nĂ©fices rĂ©crĂ©atifs attendus, pour la pĂȘche au saumon, de l'effacement des barrages de la Roche-qui-Boit et de Vezins, sur la SĂ©lune. PtmsYNO. Par la rĂ©daction, le 4 octobre 2021. - PUBLICITÉ -Le fleuve SĂ©lune fait l’objet d’un projet de renaturation qui entre dans sa seconde phase avec la vidange du barrage de la Roche-Qui-Boit. À terme, 90 km de riviĂšre seront entiĂšrement ouverts Ă  la reconquĂȘte de la SĂ©lune est l’un des 3 fleuves cĂŽtiers de la baie du Mont-Saint-Michel. Deux barrages hydroĂ©lectriques de 36 et 16 mĂštres y ont Ă©tĂ© construits dans la premiĂšre moitiĂ© du 20e siĂšcle le barrage de Vezins et celui de La Roche-Qui-Boit, modifiant profondĂ©ment le cours d’eau, les paysages, la faune et la programme ambitieux de restauration du cours d’eau par dĂ©mantĂšlement de ces deux barrages a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© en 2009, lors du Grenelle de l’environnement. Il doit permettre le retour de nombreuses espĂšces de poissons migrateurs, dont certains sont menacĂ©s d’extinction, comme l’anguille europĂ©enne ou le saumon atlantique. La premiĂšre phase de ce programme a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e en 2020, avec le dĂ©mantĂšlement du barrage de Vezins par la DDTM en 2020, rendant au fleuve SĂ©lune son cours naturel. Du fait des retards pris durant la crise sanitaire, un report de la vidange du barrage de la Roche-Qui-Boit, initialement prĂ©vue au printemps 2021, s’est avĂ©rĂ© limiter les risques Ă  l’aval, notamment en cas de crues, l’Office français de la biodiversitĂ© a recommandĂ© au ministĂšre de la transition Ă©cologique et Ă  EDF de ne pas rĂ©aliser ces travaux avant le printemps avoir rĂ©alisĂ© un point d’étape avec les acteurs concernĂ©s, BĂ©rangĂšre Abba a demandĂ© au prĂ©fet de la Manche et Ă  EDF de fixer cet horizon pour la vidange ; elle leur demande dans l’intervalle d’affiner l’estimation du volume de sĂ©diments mobilisables et de complĂ©ter les prescriptions applicables aux travaux vidange puis dĂ©mantĂšlement.EDF assure la maĂźtrise d’ouvrage de la vidange et du dĂ©mantĂšlement de l’ouvrage de la Roche-Qui-Boit. L’agence de l’eau Seine Normandie, Ă©tablissement public du ministĂšre de la transition Ă©cologique, finance l’arasement et la renaturation dans le cadre de son programme d’intervention, en concertation avec le syndicat mixte du bassin de la SĂ©lune, pour un montant total d’aides de 56 millions d’euros. Un suivi scientifique des effets Ă©cologiques de la renaturation est assurĂ© par l’INRAE et l’OFB. L’effacement des barrages de Vezins et la Roche-qui-Boit, annoncĂ© par Chantal Jouanno, ancienne secrĂ©taire d'État chargĂ©e de l'Écologie, le 13 novembre 2009, va enfin permettre Ă  la vallĂ©e de la SĂ©lune de retrouver sa forme d’origine, oĂč le fleuve rejoint sans obstacle la baie du Mont-Saint-Michel et la mer, et accueille ainsi Ă  nouveau ces populations de saumons, truites, aloses, lamproies... Mont-Saint-Michel SUPERSTOCK/SIPA Il s'agit donc d'un engagement du gouvernement qui va dans le sens de l'histoire. Car cette opĂ©ration, seule mesure concrĂšte en faveur de la biodiversitĂ© prĂ©vue dans le cadre du Grenelle de l'Environnement avec le projet "Trame verte et bleue", viendra conforter la rĂ©putation de ce territoire exceptionnel de paysage bocager au relief vallonnĂ©. Obstacle Ă  la migration des poissons et piĂšge Ă  nitrates La SĂ©lune deviendra ainsi la toute premiĂšre riviĂšre Ă  retrouver la libre circulation de ses poissons migrateurs sur la totalitĂ© de son parcours. En effet, les barrages forment aujourd’hui un obstacle insurmontable Ă  la migration sur un des derniers cours d’eau Ă  forte biodiversitĂ© pour ces espĂšces. Outre les difficultĂ©s d’entretien qu’engendrent ces barrages, leur obsolescence et leur absence d’intĂ©rĂȘt en termes de production d’électricitĂ©[1] dans le contexte de la Manche et de Flamanville, ces derniers sont surtout dangereux pour les populations et la baie. En cas de rupture des barrages, le danger viendrait des sĂ©diments contaminĂ©s par des mĂ©taux lourds et des autres substances nocives gĂ©nĂ©rĂ©es par le rĂ©chauffement de l'eau dans les retenues lors d'Ă©pisodes de fortes chaleurs. Ces retenues forment aujourd’hui des piĂšges Ă  nitrates et phosphates conduisant Ă  des prolifĂ©rations pĂ©riodiques de micro-algues toxiques et donc Ă  l'interdiction d’usage de l'eau pour la baignade et les loisirs nautiques. En prĂ©vision des risques sanitaires et afin de traiter les matiĂšres en suspension dans la perspective de la disparition des barrages, un investissement de 4 millions d'euros a d’ores et dĂ©jĂ  Ă©tĂ© provisionnĂ© pour une remise aux normes d'ici Ă  mi-2013. Une baie moins polluĂ©e, un avantage Ă©conomique et touristique C'est donc pour le plus grand bien des populations locales que l'État s'engage Ă  faciliter la mĂ©tamorphose de cette zone Ă  risques pour les habitants et les activitĂ©s Ă©conomiques locales. Conserver ces barrages aurait Ă©tĂ© suivre la politique de l'autruche en laissant Ă  la gĂ©nĂ©ration suivante le soin de trouver quoi faire avec ces vĂ©ritables bombes Ă  retardement obligeant Ă  de futures indispensables autres vidanges, avec tous les risques inhĂ©rents. Mont-Saint-Michel SUPERSTOCK/SIPA Ce dĂ©mantĂšlement sera exemplaire pour trois raisons. Tout d'abord, parce qu'il faut protĂ©ger la baie du Mont Saint-Michel d'une pollution par les sĂ©diments, qui se sont accumulĂ©s derriĂšre les ouvrages depuis 1993, annĂ©e de la derniĂšre vidange mal conçue et incomplĂšte qui a engendrĂ© une forte pollution de la baie ; Ensuite, parce que cela constituera un signal fort en Europe et dans le monde pour la restauration Ă©cologique des fleuves cĂŽtiers et la prĂ©servation des activitĂ©s halieutiques et conchylicoles [ndlr propre Ă  l'Ă©levage des coquillages] dans les zones estuariennes en aval, qui sont elles aussi menacĂ©es par des pollutions lors de vidanges du mĂȘme type ; Enfin, parce qu'il obligera Ă  repenser en profondeur l'amĂ©nagement du territoire de la vallĂ©e et le dĂ©veloppement de nouvelles activitĂ©s basĂ©es sur l'agriculture et le tourisme durables, avec de fortes potentialitĂ©s de retombĂ©es Ă©conomiques locales en captant une partie de la clientĂšle du Mont et de sa baie. En permettant ainsi de retrouver une riviĂšre accueillante, remise en Ă©tat avec et pour les populations locales, c'est toute une vallĂ©e qui va redevenir attrayante dans le cadre d'une promotion permanente, en faisant des "gorges" alors dĂ©sennoyĂ©es une porte d'entrĂ©e majeure vers les Ă©tendues ouvertes de la baie. Le SchĂ©ma de cohĂ©rence territorial du Pays de la Baie va ainsi pouvoir rĂ©affirmer son ambition de territoire d’excellence et l’effacement des barrages va participer pleinement Ă  cet objectif. Isabelle Autissier, prĂ©sidente WWF France, et Serge Orru, directeur gĂ©nĂ©ral WWF France - [1] Avec une production d’une vingtaine de GWh par an, la production Ă©lectrique des barrages de Vezins et la Roche-qui-Boit ne reprĂ©sentent qu’un milliĂšme environ de celle de Flamanville 17 TWh de production par an. Retour au texte. Plus que 22 signatures pour que cette pĂ©tition soit diffusĂ©e dans la newsletter MesOpinions ! Madame la Ministre, LES AMIS DU BARRAGE DEMANDENT LE GEL DE LA DECISION D’ARASEMENT. Pour satisfaire une poignĂ©e d’intĂ©gristes de l’écologie et quelques doux rĂȘveurs, l’Etat a dĂ©cidĂ© d’araser les barrages de VEZINS et de LA ROCHE QUI BOIT dans le Sud-Manche. Les motifs invoquĂ©s sont le rĂ©tablissement de la qualitĂ© de l’eau et de la libre circulation des poissons migrateurs. Les barrages ne polluent pas mais leurs lacs servent de bassins de dĂ©cantation et retiennent une partie de la pollution qui vient de l’amont. Les humains et les saumons profitent ainsi d’une eau de qualitĂ© correcte Ă  l’aval. PrĂ©tendre que les migrateurs remonteraient le cours de la SĂ©lune quand les barrages auront disparu relĂšve de l’utopie car les eaux souillĂ©es se dĂ©verseraient jusque dans la baie du Mont St Michel et les saumons ne dĂ©passeraient sans doute pas l’embouchure du fleuve dont ils disparaitraient totalement. Bien que contestĂ©e Ă  juste titre par les Ă©lus et la majoritĂ© de la population concernĂ©e, cette dĂ©cision est prĂ©sentĂ©e comme irrĂ©versible au motif qu’elle Ă©mane du Grenelle de l’Environnement s’appuyant sur un vote du SAGE SĂ©lune et l’avis favorable de la CLE. Le gouvernement souligne la nĂ©cessitĂ© de rĂ©duire la pollution, d’augmenter la production d’énergies propres et renouvelables et de prĂ©server les rĂ©serves d’eau. Pourtant, il se prĂ©pare Ă  contaminer une des plus belles baies du monde en augmentant sensiblement la prolifĂ©ration des algues vertes. L’arasement des barrages entrainerait aussi la disparition de deux usines hydroĂ©lectriques capables d’alimenter personnes et la suppression d’une rĂ©serve d’eau de 20 millions de mĂštres cube. Autant d’incohĂ©rences et de contradictions auxquelles il est temps de faire barrage car si cette dĂ©cision Ă©tait appliquĂ©e, ses consĂ©quences iraient Ă  l'inverse des buts recherchĂ©s. C’est pourquoi nous demandons le gel du processus d’arasement et le lancement immĂ©diat des Ă©tudes d’impact qui auraient dĂ» ĂȘtre menĂ©es avant une prise de dĂ©cision prĂ©cipitĂ©e et Ă  ce jour injustifiĂ©e. Dans l'espoir que vous voudrez bien Ă©tudier notre requĂȘte, Veuillez croire, Madame la Ministre, Ă  l'expression de nos salutations respectueuses. - Pus d'infos Des riviĂšres bĂ©tonnĂ©es, des cours d’eau obstruĂ©s... Au XXe siĂšcle, l’Europe a misĂ© sur l’hydroĂ©lectricitĂ© pour disposer d’une source d’énergie renouvelable. Mais les barrages empĂȘchent certaines espĂšces de poissons migrateurs, notamment les saumons, de faire la navette entre l’ocĂ©an et la riviĂšre pour se reproduire. Les barrages sont-ils un obstacle Ă  la biodiversitĂ© ? Jean-Marc Roussel, le docteur de la riviĂšreSur la riviĂšre SĂ©lune, prĂšs de la baie du Mont-Saint-Michel, nous partons Ă  la rencontre des "docteurs de la riviĂšre", le directeur de recherche Ă  l’Inrae Jean-Marc Roussel et ses Ă©quipes. Leur travail ? "Prendre le pouls" de l’écosystĂšme. Sur la SĂ©lune, le barrage de Vezins, un barrage de 35 mĂštres, a Ă©tĂ© retirĂ© en 2019. Un autre, celui de la Roche-qui-Boit, est actuellement en cours de dĂ©molition. Jean-Marc Roussel et ses scientifiques capturent des poissons et des invertĂ©brĂ©s, les comptent, les mesurent, pour voir si la riviĂšre se porte mieux sans barrages. Son constat est sans appel le cours d’eau "commence Ă  retrouver un aspect naturel" et la nature Ă  "reprendre ses droits". Et il s’émeut "Dans un moment oĂč l’on pense que beaucoup de choses ne vont plus au niveau de notre environnement, on peut avoir des signes assez tangibles d’un retour de la nature."En Europe, 500 000 barrages inutiles ?Tous les barrages sont-ils utiles ? C’est la question que se pose Roberto Epple, prĂ©sident du European Rivers Network, qui "se bat pour des riviĂšres vivantes". En Auvergne, le barrage du Chavanon a Ă©tĂ© construit il y a 100 ans. Il n’a jamais Ă©tĂ© achevĂ©, n’a jamais produit quoi que ce soit et obstrue aujourd’hui un cours d’eau. Selon Roberto Epple, la moitiĂ© des barrages europĂ©ens, soit 500 000 ouvrages, n’auraient en rĂ©alitĂ© aucune utilitĂ© et seraient "obsolĂštes, trop vieux, trop anciens". À l’époque de leur construction, leur fin de vie n’a pas Ă©tĂ© pensĂ©e. Qui doit payer pour la dĂ©construction ?PoutĂšs, un barrage sur mesure pour la riviĂšre ?Peut-on concilier production hydroĂ©lectrique et respect de la biodiversitĂ© ? Sur l’Allier, le redimensionnement du barrage de PoutĂšs a Ă©tĂ© achevĂ© en 2022. Sa hauteur a Ă©tĂ© abaissĂ©e de 20 mĂštres Ă  7 mĂštres et une grande partie de l’ouvrage en bĂ©ton a Ă©tĂ© retirĂ©e. De plus, deux vannes centrales peuvent dĂ©sormais ĂȘtre ouvertes pour laisser couler la riviĂšre et permettre aux saumons de passer en pĂ©riode de reproduction, pendant trois mois de l’annĂ©e. Si le barrage ne produit rien pendant cette ouverture, le site a conservĂ© 85 % de sa production annuelle. Est-ce un exemple Ă  appliquer ailleurs ?CĂ©line BĂ©rard, un coup de main pour les saumonsMais pour sauver les saumons, transformer les barrages risque de ne pas suffire. Cela coĂ»te cher et prend du temps alors que l’espĂšce a besoin d’aide immĂ©diatement. Au Conservatoire national du saumon sauvage de Chanteuges Auvergne, CĂ©line BĂ©rard donne un coup de main aux poissons. Elle capture des saumons, les fait se reproduire puis Ă©lĂšve la progĂ©niture dans des cuves aux conditions semblables Ă  leur milieu naturel. Les alevins sont ensuite lĂąchĂ©s dans la riviĂšre pour repeupler l'Ă©cosystĂšme.

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